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  • Table des matières
  • Régime réel ou régime micro : quelle différence ?
  • Location nue : micro-foncier ou régime réel ?
  • Comment fonctionne le régime micro-foncier ?
  • Bon à savoir
  • Quand choisir le régime réel en location nue ?
  • Bon à savoir
  • Le régime réel permet-il de créer un déficit foncier ?
  • Location meublée : micro-BIC ou régime réel ?
  • Comment fonctionne le micro-BIC ?
  • Bon à savoir
  • Pourquoi opter pour le régime réel en location meublée ?
  • Bon à savoir
  • Comment choisir entre régime réel et régime micro ?
  • Régime réel ou micro foncier : comment passer d’un régime fiscal à l’autre ?
  • Préparez votre déclaration fiscale avec Rentila
  • FAQ’s
  • Régime réel ou régime micro : l’essentiel à retenir

Régime réel ou régime micro : on vous dit tout pour réduire vos impôts

Pensez au régime réel plutôt qu’au micro-foncier pour réduire vos impôts

Le régime micro séduit par sa simplicité, tandis que le régime réel demande davantage de calculs. En revanche, ce dernier peut alléger la facture fiscale. Alors, comment trancher ? Tout dépend du type de location, du montant des loyers et de vos charges. Aussi, avant de cocher une case sur votre déclaration, vérifiez surtout quel régime peut vous permettre de réduire vos impôts. On vous explique !

Régime réel ou régime micro : quelle différence ?

La différence entre les deux régimes fiscaux réside dans la façon dont sont déduits les charges :

  • Avec le régime micro, vos dépenses sont estimées forfaitairement.
  • Avec le régime réel, vous déduisez les charges réellement supportées.

Autrement dit, au micro, le calcul reste identique, que votre logement vous ait coûté 500 € ou 5 000 € dans l’année. Simple, oui. Toujours avantageux, non.

Au réel, il faut sortir les factures et tenir des comptes plus précis. En échange, les intérêts d’emprunt, les assurances, les frais de gestion, la taxe foncière et certains travaux viennent réduire le revenu imposable.

Et en location meublée, un autre levier entre en jeu : l’amortissement. Il permet de déduire la valeur du logement (hors terrain), du mobilier et de certains travaux sur plusieurs années.

Location nue : micro-foncier ou régime réel ?

En location vide, le choix dépend d’abord du montant des loyers, puis du poids des charges. Le micro-foncier mise sur la simplicité. Le régime réel regarde ce que le logement vous coûte vraiment.

Comment fonctionne le régime micro-foncier ?

Le micro-foncier s’applique automatiquement lorsque les revenus fonciers bruts du foyer fiscal ne dépassent pas 15 000 € par an, hors charges locatives. Le plafond tient compte de l’ensemble des logements loués nus par le foyer, et non de chaque bien séparément.

Pour déclarer vos revenus locatifs, il suffit d’indiquer vos loyers hors charges sur la déclaration n° 2042. Un abattement de 30 % est ensuite appliqué. Par exemple, si vous percevez 10 000 € de loyers, vous serez imposé sur 7 000 €.

Aucune déclaration n° 2044 à remplir et aucun justificatif de charge à reporter, difficile de faire plus direct.

Mais cette simplicité a sa contrepartie. L’abattement de 30 % remplace toutes les déductions. Impossible d’ajouter ensuite la taxe foncière, les primes d’assurance ou les intérêts du crédit. Le micro-foncier mérite donc surtout votre attention lorsque les charges réelles restent inférieures à 30 % des loyers.

Bon à savoir

le micro-foncier est notamment exclu pour les logements bénéficiant de Loc’Avantages, les monuments historiques et certains biens relevant encore d’anciens dispositifs, comme Robien, Borloo ou Besson. Le régime réel s’impose alors, même sous 15 000 € de revenus fonciers.

Quand choisir le régime réel en location nue ?

Au-delà de 15 000 € de revenus fonciers, le régime réel devient obligatoire. En dessous de ce plafond, vous pouvez aussi le choisir si l’abattement du micro-foncier ne couvre pas suffisamment vos dépenses.

Avec le régime réel, votre revenu imposable correspond donc aux loyers encaissés après déduction des charges autorisées par l’article 31 du Code général des impôts, comme :

  • Les frais d’administration et de gestion ;
  • Les primes d’assurance ;
  • Les provisions pour charges de copropriété, avant régularisation ;
  • La taxe foncière, hors taxe d’enlèvement des ordures ménagères récupérable ;
  • Les intérêts et certains frais d’emprunt ;
  • Les dépenses d’entretien et de réparation ;
  • Certains travaux d’amélioration.

Tout ne passe pas pour autant dans la colonne des charges. Le capital remboursé dans vos mensualités de crédit n’est pas déductible. Même règle pour les travaux de construction, de reconstruction ou d’agrandissement.

Prenons un bailleur qui perçoit 10 000 € de loyers annuels. Au micro-foncier, sa base imposable atteint 7 000 €. Avec 4 500 € de charges déductibles, elle tombe à 5 500 € au régime réel. Le réel réduit ici le revenu taxable de 1 500 €. L’économie d’impôt dépendra ensuite de la tranche d’imposition du bailleur et des prélèvements sociaux.

Bon à savoir

L’option pour le régime réel s’applique à l’ensemble des locations nues du foyer fiscal. Impossible de conserver un logement au micro-foncier et d’en déclarer un autre au réel.

Le régime réel permet-il de créer un déficit foncier ?

Si les charges déductibles dépassent les loyers, le résultat foncier devient négatif. Vous créez alors un déficit foncier.

Par conséquent, la part provenant des dépenses autres que les intérêts d’emprunt peut être déduite du revenu global dans la limite de 10 700 € par an. Quant au surplus et à la fraction liée aux intérêts d’emprunt est reportable sur les revenus fonciers des dix années suivantes.

Ce mécanisme, encadré par l’article 156 du Code général des impôts, peut rendre le réel particulièrement intéressant pendant une période de travaux, par exemple.

Une contrepartie existe toutefois : lorsque le déficit foncier est imputé sur le revenu global, le logement doit en principe rester loué jusqu’au 31 décembre de la troisième année suivant cette imputation.

Location meublée : micro-BIC ou régime réel ?

En location meublée, les loyers et les charges encaissées deviennent des recettes BIC. Vous devez déclarer le début de votre activité et obtenir un numéro SIRET, même si vous choisissez le micro-BIC.

Le raisonnement reste ensuite le même qu’en location nue : comparer l’abattement forfaitaire aux dépenses réellement supportées.

Comment fonctionne le micro-BIC ?

En location meublée longue durée, le micro-BIC est accessible jusqu’à 83 600 € de recettes annuelles. Vous devez déclarer les loyers et les charges locatives encaissées sur la déclaration complémentaire n° 2042-C-PRO. L’administration fiscal applique ensuite un abattement forfaitaire de 50 %, avec un minimum de 305 €.

Par exemple pour 12 000 € de recettes, le bénéfice imposable s’élève donc à 6 000 €.

Mais là aussi, aucune dépense ne peut être ajoutée. Le mobilier, les assurances, les intérêts du prêt ou les frais de gestion sont déjà censés être couverts par l’abattement.

Comme pour le micro-foncier, aucune dépense supplémentaire ne peut être déduite. Le micro-BIC garde donc son intérêt lorsque vos charges sont limitées et que vous privilégiez une déclaration simplifiée.

Bon à savoir

La location saisonnière suit des règles distinctes. Pour un meublé de tourisme non classé, le micro-BIC est limité à 15 000 € de recettes, avec un abattement de 30 %. Les meublés classés et les chambres d’hôtes bénéficient d’un plafond de 83 600 € et d’un abattement de 50 %.

Pourquoi opter pour le régime réel en location meublée ?

Le régime réel n’est pas réservé aux bailleurs qui dépassent le plafond du micro-BIC. Vous pouvez aussi le choisir lorsque vos charges et vos amortissements dépassent l’abattement de 50 %. En revanche, il devient obligatoire après deux années consécutives de dépassement du plafond.

Cette fois, les dépenses engagées dans l’intérêt de la location viennent réduire les recettes. Il peut s’agir :

  • Des intérêts et frais d’emprunt ;
  • Des assurances et frais de gestion ;
  • De la taxe foncière et de la cotisation foncière des entreprises ;
  • Des charges de copropriété non récupérables ;
  • Des dépenses d’entretien et de réparation ;
  • Des honoraires comptables ;
  • De certains achats de faible valeur.

Le réel en LMNP permet surtout d’amortir le logement, hors valeur du terrain, le mobilier, les équipements et certaines dépenses immobilisées. Une fraction de leur valeur est déduite chaque année pour tenir compte de leur usure. Grace à ce mécanisme, vous pouvez optimiser votre investissement locatif.

En contrepartie, le réel exige une comptabilité complète et le dépôt d’une déclaration de résultat n° 2031 accompagnée de ses annexes. L’expert-comptable n’est pas obligatoire, mais son aide peut éviter quelques migraines, notamment pour ventiler la valeur du terrain et calculer les amortissements.

Bon à savoir

Les déficits provenant des autres charges suivent une règle différente. En LMNP, ils sont uniquement imputables sur les bénéfices d’une activité de location meublée non professionnelle pendant les dix années suivantes. Ils ne réduisent donc pas les autres revenus du foyer.

Comment choisir entre régime réel et régime micro ?

Le premier calcul permet déjà de dégager une tendance :

  • En location nue, comparez vos charges à l’abattement de 30 % du micro-foncier ;
  • En location meublée longue durée, comparez vos charges et vos amortissements à l’abattement de 50 % du micro-BIC.

Si les dépenses prises en compte au réel dépassent l’abattement, ce régime devient souvent plus intéressant. Mais ne vous arrêtez pas à une seule année.

Un crédit récemment souscrit génère davantage d’intérêts au début. Des travaux peuvent alourdir ponctuellement les charges. À l’inverse, un logement déjà payé, bien entretenu et peu coûteux à gérer s’accordera plus facilement avec le régime micro.

Avant de choisir, projetez donc :

  • Les travaux à venir ;
  • L’évolution des intérêts d’emprunt ;
  • Les charges de copropriété ;
  • La durée de conservation du bien ;
  • L’incidence des amortissements sur la plus-value LMNP.

En somme, le bon régime fiscal, c’est celui qui permet d’optimiser la fiscalité et la rentabilité de votre investissement immobilier.

Régime réel ou micro foncier : comment passer d’un régime fiscal à l’autre ?

En location nue, il suffit de déposer une déclaration n° 2044 pour choisir le réel. Cette option vous engage pendant trois ans et concerne l’ensemble des revenus fonciers du foyer. Après cette période, elle est reconduite chaque année tant que vous continuez à déposer cette déclaration.

Vous pourrez revenir au micro-foncier si vous remplissez toujours ses conditions et si la période initiale de trois ans est terminée.

En location meublée, l’option pour le réel doit être exercée auprès du service des impôts des entreprises dans le délai applicable. Elle est ensuite reconduite tacitement, sauf renonciation.

Mieux vaut donc effectuer la comparaison assez tôt. Découvrir au moment de remplir sa déclaration que le réel aurait été plus avantageux ne permet pas toujours de changer de régime à temps.

Préparez votre déclaration fiscale avec Rentila

Au régime réel, une dépense oubliée ou mal classée peut augmenter inutilement le revenu imposable. Mieux vaut donc enregistrer les loyers, les charges et les justificatifs dans la rubrique Finances tout au long de l’année.

Si vous souscrivez au service de déclaration fiscale proposé par Rentila avec son partenaire ComptAppart, ces informations sont transmises au service comptable. Celui-ci vérifie le dossier, prépare un pré-bilan pour validation, puis télétransmet la liasse fiscale. Vous recevez ensuite la déclaration télédéclarée et l’accusé de réception des impôts.

Ce suivi régulier permet de déclarer ses revenus sans stress et surtout de conserver une vision de la rentabilité de chaque location.

FAQ’s

Quel est le régime fiscal le plus avantageux : micro ou réel ?

Il n’existe pas de régime systématiquement plus avantageux. Le micro convient souvent aux bailleurs qui supportent peu de charges. Le réel devient intéressant lorsque les dépenses déductibles et, en location meublée, les amortissements dépassent l’abattement forfaitaire.

Faut-il obligatoirement faire appel à un expert-comptable en LMNP ?

Non, aucune loi impose de confier sa déclaration à un expert-comptable. Mais, le régime réel exige de tenir une comptabilité conforme aux règles des BIC, une liasse fiscale et un suivi des amortissements. Un accompagnement professionnel reste donc pertinent.

Peut-on revenir au régime micro après avoir choisi le réel ?

Oui, c’est possible, à condition que vos revenus respectent les plafonds du régime micro et selon les règles de votre type de location. En location nue, l’option pour le réel vous engage pour 3 ans minimum. Au-delà, vous pouvez revenir au micro-foncier lors de votre déclaration annuelle. En location meublée, l’option pour le réel est valable 1 an et se reconduit tacitement. Vous pouvez y renoncer chaque année en informant l’administration fiscale dans les délais légaux (généralement avant la date limite de dépôt de la déclaration).

Régime réel ou régime micro : l’essentiel à retenir

  • En location nue, le micro-foncier s’applique jusqu’à 15 000 € de revenus fonciers bruts et prévoit un abattement de 30 %.
  • En location meublée longue durée, le micro-BIC applique un abattement de 50 %. Son plafond atteint 83 600 € pour les recettes perçues en 2026.
  • Le régime micro ne permet jamais de déduire les charges pour leur montant réel.
  • Le régime réel tient compte des dépenses éligibles et permet aussi de pratiquer des amortissements en location meublée.
  • Les travaux de construction, de reconstruction ou d’agrandissement ne sont pas déductibles des revenus fonciers.
  • L’option pour le réel en location nue engage le foyer fiscal pendant trois ans et concerne tous ses logements loués vides.
  • Une simulation sur plusieurs années reste le meilleur moyen de choisir entre régime réel ou régime micro.
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