Retour au blog

Conseils

Gérez vos biens locatifs en toute simplicité et en toute confiance

Le logiciel de gestion locative intuitif et performant, plébiscité par des milliers de bailleurs en France et en Europe.

Inscription gratuite
  • Table des matières
  • Comment prévenir les loyers impayés avant de louer ?
  • Vérifier le dossier du candidat locataire
  • Bon à savoir
  • Fixer un loyer adapté au marché
  • Caution, Visale ou GLI : quelle protection contre les loyers impayés ?
  • La caution solidaire : efficace si le garant est solide
  • Visale : une garantie gratuite
  • La GLI : plus complète, mais plus sélective
  • Bon à savoir
  • Comment réagir au premier loyer impayé ?
  • Contacter rapidement le locataire
  • Activer la garantie sans attendre
  • Loyers impayés : quand lancer une procédure ?
  • Faire délivrer un commandement de payer
  • Saisir le juge des contentieux de la protection
  • Faire exécuter la décision
  • Comment Rentila facilite-t-il le suivi des loyers ?
  • FAQs
  • Combien de jours de retard faut-il attendre avant de relancer le locataire ?
  • Quelle garantie choisir contre les loyers impayés ?
  • Le garant doit-il payer dès le premier loyer impayé ?
  • Pendant combien de temps peut-on réclamer des loyers impayés ?
  • Loyers impayés : l’essentiel à retenir

Comment se protéger contre les loyers impayés ?

Comment se protéger contre les loyers impayés

Un loyer qui n’arrive pas, et c’est toute la trésorerie du propriétaire qui se tend. Le crédit, les charges et la taxe foncière, eux, continuent de tomber. S’il n’existe aucune protection absolue contre les loyers impayés, plusieurs précautions permettent de limiter le risque et d’agir rapidement dès le premier retard.

Comment prévenir les loyers impayés avant de louer ?

La meilleure défense contre les loyers impayés commence avant la signature du bail. L’objectif n’est pas de rechercher un profil parfait …mais de vérifier que le loyer reste compatible avec les ressources du candidat et que son dossier est cohérent.

Vérifier le dossier du candidat locataire

Avant de choisir votre locataire, vérifiez son identité, sa situation professionnelle et ses ressources. Selon son profil, vous pouvez notamment lui demander :

  • une pièce d’identité en cours de validité ;
  • un justificatif de domicile ;
  • un contrat de travail ou une attestation de l’employeur ;
  • ses trois derniers bulletins de salaire ;
  • son dernier avis d’imposition ;
  • des justificatifs de pension, d’indemnités ou de revenus professionnels.

Ne vous contentez pas de regarder le montant des revenus. Vérifiez aussi la cohérence du dossier : l’identité, les adresses, l’employeur, les dates et les sommes déclarées doivent correspondre d’un document à l’autre. Vous pouvez également contrôler l’authenticité de l’avis d’impôt grâce au service de vérification proposé par l’administration fiscale.

Attention, vous ne pouvez pas réclamer n’importe quel document. Un relevé de compte, un dossier médical ou un extrait de casier judiciaire ne figurent pas parmi les justificatifs autorisés par le décret du 5 novembre 2015. Appliquez également les mêmes critères à tous les candidats afin d’éviter toute discrimination.

Bon à savoir

Aucun texte n’impose au locataire de gagner trois fois le montant du loyer. Ce seuil correspond surtout à une pratique des bailleurs et des assureurs. Pour évaluer un dossier, examinez aussi la régularité des revenus, le reste à vivre et les garanties proposées.

Fixer un loyer adapté au marché

Un loyer trop élevé augmente mécaniquement le risque d’impayé et favorise les départs. Avant de publier l’annonce, comparez le bien avec des logements similaires dans le même secteur : surface, état, équipements et emplacement.

Vérifiez également les règles d’encadrement applicables. Dans certaines communes, le loyer ne peut pas dépasser un plafond fixé localement. Un montant conforme au marché attire davantage de candidats et laisse au locataire un budget plus respirable.

Caution, Visale ou GLI : quelle protection contre les loyers impayés ?

Même un dossier solide ne prédit pas les trois prochaines années. Une séparation, une maladie ou une perte d’emploi peut déséquilibrer le budget du locataire. Une garantie ajoute donc un second filet de sécurité.

La caution solidaire : efficace si le garant est solide

Avec une caution solidaire, le garant s’engage à régler les dettes locatives si le locataire ne paie plus. Vous pouvez le solliciter dès le premier impayé, sans engager auparavant de poursuites contre le locataire.

Cette protection dépend toutefois de la capacité financière du garant. Prenez le temps de vérifier ses revenus et ses justificatifs, comme vous le faites pour le candidat. L’acte de cautionnement doit également préciser le montant du loyer, ses conditions de révision et la durée de l’engagement. Vous devez enfin remettre au garant un exemplaire du bail.

La caution simple fonctionne différemment : vous devez d’abord réclamer le paiement au locataire avant de vous tourner vers le garant. Elle offre donc une protection moins immédiate.

Visale : une garantie gratuite

Proposée gratuitement par Action Logement, Visale s’adresse notamment aux jeunes, aux salariés en mobilité et à certains ménages sous conditions. Elle couvre les loyers impayés ainsi que certaines dégradations dans les limites prévues par le contrat.

Depuis le 6 janvier 2026, les nouveaux cautionnements protègent le bailleur pendant les trois premières années d’occupation. Les contrats conclus avant cette date conservent leurs conditions initiales.

Pour bénéficier de Visale, respectez bien l’ordre des démarches. Le locataire obtient d’abord son visa. Vous vérifiez ensuite sa validité et demandez le contrat de cautionnement sur Visale.fr, avant de signer le bail. Si vous signez trop tôt, la garantie ne pourra pas s’appliquer.

La GLI : plus complète, mais plus sélective

La garantie loyers impayés, ou GLI, peut couvrir les loyers et charges non réglés, les frais de procédure et parfois les dégradations locatives. Elle offre une protection plus étendue, mais elle reste payante et soumise aux conditions de l’assureur.

Chaque compagnie fixe ses critères de solvabilité : niveau de revenus, taux d’effort, situation professionnelle ou ancienneté dans l’emploi. Vérifiez donc l’éligibilité du dossier avant l’entrée dans les lieux et conservez tous les justificatifs. Une pièce manquante ou une déclaration tardive peut entraîner un refus d’indemnisation.

Au-delà du montant de la cotisation, comparez :

  • la durée et le plafond d’indemnisation ;
  • la franchise et le délai de carence ;
  • les frais de procédure couverts ;
  • la prise en charge des dégradations ;
  • le délai prévu pour déclarer un impayé.

Si vous relevez d’un régime réel d’imposition, vous pouvez déduire les cotisations de GLI de vos revenus locatifs selon les règles applicables à votre location.

Bon à savoir

Vous ne pouvez pas cumuler une GLI avec une caution personnelle, sauf si le locataire est étudiant ou apprenti. Cette interdiction est prévue par l’article 22-1 de la loi du 6 juillet 1989. Le dépôt de garantie reste en revanche compatible avec la GLI.

Comment réagir au premier loyer impayé ?

Un retard ne signifie pas toujours que le locataire ne paiera plus. Il peut résulter d’un oubli, d’un changement de banque ou d’un versement décalé. Mais mieux vaut vérifier la situation immédiatement plutôt que de laisser la dette s’installer.

Contacter rapidement le locataire

Commencez par vérifier le montant réellement dû et la date prévue dans le bail. Contactez ensuite le locataire par téléphone ou par message. S’il rencontre une difficulté temporaire, vous pouvez établir ensemble un échéancier.

Formalisez toujours cet accord par écrit. Indiquez le montant de la dette, les dates de remboursement et l’obligation de continuer à payer le loyer courant. Un plan réaliste vaut mieux qu’une promesse intenable dès le mois suivant.

Sans réponse ou sans règlement, adressez une mise en demeure par lettre recommandée avec avis de réception. Elle ne résilie pas le bail, mais elle formalise votre demande et conserve une trace de vos démarches.

Activer la garantie sans attendre

Prévenez rapidement la caution solidaire et transmettez-lui un décompte précis. Si vous bénéficiez de Visale ou d’une GLI, suivez le calendrier prévu au contrat. Les assureurs imposent souvent des relances et un délai de déclaration strict. Attendre plusieurs échéances peut retarder l’indemnisation, voire faire perdre la garantie.

Lorsque le locataire perçoit une aide au logement, un plan d’apurement peut permettre de maintenir son versement. Le locataire peut aussi solliciter le Fonds de solidarité pour le logement ou un travailleur social. Ces démarches ne garantissent pas le remboursement, mais elles peuvent éviter qu’une difficulté ponctuelle ne se transforme en dette durable.

Loyers impayés : quand lancer une procédure ?

Si la démarche amiable échoue, le propriétaire peut activer la clause résolutoire prévue dans le bail. La procédure suit alors plusieurs étapes qu’il ne faut pas brûler.

Faire délivrer un commandement de payer

Le propriétaire mandate un commissaire de justice pour délivrer un commandement de payer au locataire. Cet acte détaille la dette et rappelle les solutions d’accompagnement disponibles.

Le locataire dispose de six semaines pour régler les loyers impayés ou trouver un accord avec le bailleur. Depuis la loi du 27 juillet 2023, ce délai remplace l’ancien délai de deux mois.

Si une personne s’est portée caution, le commissaire de justice doit lui signifier le commandement dans les 15 jours. Dans le cas contraire, le garant ne pourra pas être tenu de payer les pénalités ou les intérêts de retard.

Saisir le juge des contentieux de la protection

Une fois le délai de six semaines écoulé, le bailleur peut demander au juge des contentieux de la protection de constater la résiliation du bail, de condamner le locataire au paiement de la dette et d’ordonner son expulsion.

Pour une demande en paiement qui ne dépasse pas 5 000 €, le propriétaire doit, sauf exception, tenter auparavant une conciliation, une médiation ou une procédure participative.

Le commissaire de justice délivre ensuite l’assignation au locataire. L’audience se tient au moins six semaines plus tard. Le juge peut accorder jusqu’à trois ans de délai pour rembourser la dette si le locataire a repris le paiement intégral du loyer courant et dispose des moyens de respecter l’échéancier. Tant qu’il suit ce plan, le bail se poursuit.

Dans le cas contraire, le juge peut résilier le contrat et prononcer l’expulsion.

Faire exécuter la décision

Après le jugement, le commissaire de justice délivre un commandement de quitter les lieux. Le locataire dispose en principe de deux mois pour partir, sauf si le juge réduit ou supprime ce délai.

Le propriétaire ne peut jamais changer les serrures, couper l’électricité ou vider lui-même le logement. Seul le commissaire de justice peut exécuter l’expulsion et demander, si nécessaire, le concours de la force publique.

La trêve hivernale suspend en principe les expulsions du 1er novembre au 31 mars. Elle n’arrête toutefois ni la procédure judiciaire ni l’accumulation des loyers impayés.

Comment Rentila facilite-t-il le suivi des loyers ?

Une bonne gestion ne supprime pas le risque d’impayé, mais elle évite de découvrir un retard trois semaines plus tard. Avec Rentila, vous pouvez suivre les échéances et les règlements depuis un même espace, générer les avis d’échéance et les quittances, puis conserver l’historique de chaque location.

En cas de retard, vous identifiez rapidement la somme due et disposez des informations nécessaires pour relancer le locataire. Si le dossier devient contentieux, cet historique facilite également l’établissement d’un décompte précis des loyers impayés.

Vous gardez ainsi la main sur votre gestion locative sans multiplier les fichiers, les rappels dans l’agenda et les calculs de dernière minute.

FAQs

Combien de jours de retard faut-il attendre avant de relancer le locataire ?

Le loyer devient impayé dès le lendemain de la date prévue dans le bail. Vous pouvez donc contacter immédiatement le locataire. Commencez par une relance simple, puis formalisez votre demande si le paiement n’arrive pas.

Quelle garantie choisir contre les loyers impayés ?

La caution solidaire ne coûte rien, mais sa fiabilité dépend de la solvabilité du garant. Visale offre une garantie gratuite aux locataires éligibles. La GLI couvre davantage de situations, selon le contrat, mais elle reste payante et soumet le dossier à des critères stricts. Comparez surtout les conditions de prise en charge et le profil du candidat.

Le garant doit-il payer dès le premier loyer impayé ?

Oui, s’il a signé un acte de cautionnement solidaire. Le bailleur peut lui réclamer les sommes dues dès le premier incident. Avec une caution simple, il doit d’abord poursuivre le locataire.

Pendant combien de temps peut-on réclamer des loyers impayés ?

Le propriétaire dispose de trois ans pour réclamer les loyers et les charges non réglés, y compris après le départ du locataire. Mieux vaut toutefois agir sans tarder : plus la dette augmente, plus son recouvrement devient incertain.

Loyers impayés : l’essentiel à retenir

  • Vérifiez la cohérence du dossier : analysez les revenus, le reste à vivre et les garanties sans exiger de justificatifs interdits.
  • Choisissez une protection adaptée : caution solidaire, Visale ou GLI. Vous ne pouvez pas cumuler une GLI et une caution, sauf pour un étudiant ou un apprenti.
  • Respectez les conditions de la garantie : validez Visale avant le bail et déclarez chaque impayé dans les délais fixés par l’assureur.
  • Réagissez dès le premier retard : contactez le locataire, proposez un échéancier réaliste et conservez une trace écrite des échanges.
  • Suivez la procédure : le commandement de payer laisse six semaines au locataire avant la saisine du juge.
  • N’expulsez jamais vous-même le locataire : seul un commissaire de justice peut exécuter une décision d’expulsion.
Gérez vos biens locatifs en toute simplicité et en toute confiance

Le logiciel de gestion locative intuitif et performant, plébiscité par des milliers de bailleurs en France et en Europe.

Inscription gratuite

Plus de Rentila

Travaux de rénovation énergétique : par où commencer quand on est un petit bailleur ?

Travaux de rénovation énergétique

Quand on loue un ou deux logements, engager des travaux de rénovation énergétique représente un vrai effort financier. On veut améliorer le bien, préserver ses revenus locatifs sans exploser son budget. Mais entre le DPE, les devis et les aides, les priorités ne sautent pas toujours aux yeux. Alors par où commencer ? On fait le point !

Lire la suite

Sinistre dans un logement loué : qui doit déclarer, payer, relancer et conserver les preuves ?

Sinistre dans un logement loué : qui doit déclarer, payer, relancer et conserver les preuves ?

Un sinistre dans un logement loué mobilise parfois le locataire, le bailleur, le syndic et plusieurs assureurs. Pour éviter les réparations tardives et les indemnisations qui s’éternisent, chacun doit savoir ce qu’il lui revient de gérer. Voici la marche à suivre, de la découverte des dégâts jusqu’à la clôture du dossier.

Lire la suite

Gérez vos biens immobiliers avec Rentila pour une gestion fluide et efficace.

Un logiciel de gestion locative en induitif et performant, plébiscité par des milliers de bailleurs.

Inscription gratuite